Méthode de suivi

           Le suivi de l’état de santé des bivalves est réalisé dans les zones portuaires et les Pertuis Breton et d’Antioche, en y mêlant plusieurs disciplines :

  • l’expérimentation terrain avec la technique du “caging”,
  • la biochimie et la biologie visant à évaluer l’état de santé des bivalves prélevés,
  • la chimie analytique qui permettra de déterminer la dose de contaminants intégrés dans les chairs et celles présentes dans l’eau et le sédiment.
Méthodologie

La technique du "caging" 

           Elle permet de placer les individus dans des casiers en immersion complète ou semi-complète en fonction du positionnement sur site et de la marée. Les individus peuvent ainsi être installés sur les sites sélectionnés pour les différents axes d’étude. Un site de référence, non soumis aux activités portuaires, est également mis en place afin de pouvoir comparer et analyser les données.

               Cette méthode est avantageuse car elle permet de contrôler plusieurs points techniques : l’origine des espèces, le nombre, la localisation, ainsi que la durée d’exposition. Dans le cadre de l’étude QUALIPERTUIS des casiers australiens (maille 6 mm) ont été utilisés sur l’ensemble des sites d’études avec une espèce par casier. 

Méthodologie 1
Système complet pour le caging ©PierreRideau

Phase de terrain

          Après une période d’acclimatation de 15 jours sur le site de référence, les casiers contenant les bivalves ont été installés sur les sites d’études à J0 (Jour 0) pour une durée de 30 jours. Une visite des sites a ensuite été réalisée à J07, J21 et J30 avec :

  • calcul de la mortalité,
  • mesure des paramètres physico-chimiques,
  • prélèvement de 7 ou 10 individus selon les sites.

       Une fois prélevé, les individus sont placés dans l’azote liquide puis stockés à -80°C avant d’être disséqués puis analysés en laboratoire.

L’expérience est reproduite 3 fois par an (Janvier, Avril, Octobre) jusqu’en 2021.

©CoralieTurquois